ANIANE , bagne pour enfant - Un pupille nommé Roger DROUART

 

ANIANE : un nom, un lieu, un village, peut-être même un enfer… Qui en connaît réellement la signification ou la réalité ?

Personnellement, ce nom m’était jusqu’à récemment totalement inconnu. Ce n’est qu’il y a quelques mois que j’ai été contacté par M. Henry FRIOL, généalogiste passionné. Il avait repéré dans mes données généalogiques la trace de Roger Drouart, un nom qui apparaissait également dans ses propres listes. C’est grâce à sa vigilance que ma curiosité a été éveillée à propos d’Aniane et de ce mystérieux cousin. 

Au fil de mes recherches, j’ai également eu la chance de faire la connaissance de Lydie Castrec, dont le père fut cousin de Roger Drouart. Elle m’a généreusement fourni une multitude d’informations précieuses, enrichissant ainsi la toile de cette histoire méconnue.

Mais commençons par faire connaissance avec ANIANE. 

ANIANE  est d’abord une petite ville d’environ 3 000 habitants, située dans le nord du département de l’Hérault. Avant d’aller plus loin, un bref rappel historique s’impose pour mieux comprendre ce lieu hors du commun.

En 1845, l’État fit ériger, sur le site de l’ancienne abbaye, une maison centrale de force et de correction, destinée à accueillir 500 détenus adultes. Quarante ans plus tard, en 1885, cette maison centrale fut remplacée par une maison d’éducation surveillée, où désormais étaient accueillis des enfants et adolescents délinquants, dans le but de leur enseigner divers métiers industriels. 

En février 1945, cette institution prit le nom d’IPES (Institution Publique d’Éducation Surveillée) avant de fermer définitivement ses portes en 1994. Son histoire fut marquée par de nombreuses révoltes et tentatives d’évasion, notamment en 1898 et 1938, témoignant des conditions souvent difficiles de cette maison de correction.

La cour centrale


À l’époque qui nous concerne, ce lieu, autrefois pénitencier, s’était mué en établissement éducatif, communément désigné sous le terme de « maison de correction » ou « maison de redressement » dans le langage populaire. Beaucoup d’enfants, qui ne méritaient peut-être pas tant, entendaient la menace : « Si tu n’es pas sage, tu iras en maison de correction. » 

Selon les travaux de Henry Friol, les premiers colons arrivèrent à Aniane le 29 juin 1885. Ils étaient douze, tous considérés comme non discernants, c’est-à-dire des jeunes acquittés. Deux venaient de Paris, deux de l’Hérault, et le reste de diverses régions de France. À leur arrivée, neuf avaient moins de 16 ans, trois entre 16 et 18 ans, ce qui laisse supposer qu’ils provenaient d’autres établissements publics ou privés. La majorité d’entre eux furent placés jusqu’à l’âge de 20 ans, certains jusqu’à 18 ou 16 ans, avec une durée d’incarcération prévue entre trois et quatre ans. Peu après, les derniers pupilles de Vailhauquès les rejoignirent. 

L’établissement débuta avec un atelier de bonneterie, de cartonnerie, d’ébénisterie et de sculpture sur bois. Un ingénieur des Arts et Métiers fut nommé au poste de directeur, épaulé rapidement par un surveillant en chef et une trentaine de surveillants. En 1889, la population atteignait 515 colons, et de nouveaux ateliers furent ouverts : fabrication de galoches, espadrilles, cordonnerie, tonnellerie, taillanderie. 

Atelier de cordonnerie


Atelier de la forge



Ce n’est qu’en 1894 que l’on appliqua le système de régie directe, mettant fin aux contrats d’entrepreneur de l’ancienne maison de force. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale, plus précisément en 1945, puis en 1953, que l’institution d’Aniane, désormais indépendante de l’administration pénitentiaire, s’inscrivit dans une démarche plus éducative.

La majorité des enfants étaient acquittés lors de leur jugement, considérés comme ayant agi sans discernement. Leurs parents, lorsqu’ils existaient, en portaient la responsabilité financière. Le juge ordonnait cependant un placement en maison de correction, pouvant durer jusqu’à la majorité de l’enfant. 

Au 1er janvier 1938, sur 7 000 enfants recensés ayant transité par Aniane (les 788 premiers n’étant pas documentés), 373 venaient de toute la France, avec une présence notable de quelques pays étrangers : 197 Italiens, 48 Espagnols, 116 des colonies françaises, et 106 déclarés « Pupilles de la Nation » après 1918. 

Parmi eux, 527 garçons étaient nés de pères inconnus ou de parents inconnus, ou encore de mères inconnues ; 491 étaient issus de l’assistance publique ou du patronage. 91 « couples » de frères ou de membres d’une même famille étaient écroués à Aniane. En outre, 200 enfants provenaient d’autres colonies par transfert, et 1401 furent déplacés pour des raisons disciplinaires, notamment vers les Eysses de Villeneuve-sur-Lot ou, dans certains cas, vers des établissements comme Fresnes suite à des mutineries. 

Les statistiques de mortalité sont également alarmantes : 239 enfants décédèrent sur la colonie d’Aniane, dont trois noyés lors d’évasions et trois assassinés par un camarade. D’autres furent envoyés en Guyane pénale, ou subirent de multiples condamnations inscrites sur leur livret matricule. Beaucoup furent engagés volontairement, parfois sous la contrainte, pour des durées allant de trois à cinq ans, voire pour la guerre. On trouve également leur nom dans le fichier central de Moscou. 

Les chiffres sont tout aussi frappants en termes de sacrifices : 379 garçons moururent pour la France durant la Première Guerre mondiale, dont 4 furent fusillés. En 1939-1945, 64 perdirent la vie en service, et d’autres, victimes civiles ou déportés, furent nombreux à succomber : 47 décès en déportation, 7 morts en Indochine, quelques-uns décorés de la Légion d’Honneur, ou encore engagés dans la Résistance. 

Les évasions furent fréquentes, quelques-unes couronnées de succès, d’autres non. La plupart de ces jeunes furent enrôlés de force dans l’armée, certains prisonniers de guerre parviennent à échapper à la tuerie, et 97 furent « pupilles de la Nation » suite à la perte de leur père en guerre ou à leur pension militaire. 

 

Une majorité de ces garçons étaient marqués par une étiquette catholique. Les infractions principales portaient sur des vols (simples ou qualifiés), des recels, des escroqueries, des attentats à la pudeur, des incendies, des coups et blessures, du vagabondage, de la mendicité, des violences envers des ascendants, des voyages en train sans billet, et très rarement des homicides ou incidents liés à la liberté surveillée. L'importance du phénomène est telle qu’après Paris, la ville d’Aix-en-Provence, puis Tours, se placent parmi les plus gros pourvoyeurs de condamnations d’enfants mineurs.

Ces colonies pénitentiaires ont également constitué un vaste vivier de recrutement pour l’armée. La voie la plus valorisante pour sortir de ces institutions restait l’engagement militaire. À cette époque, l’armée jouissait d’un prestige certain, notamment en raison des conquêtes impériales passées. Beaucoup de jeunes, sous l’effet du patriotisme et du souvenir des victoires, voyaient dans cette voie une véritable opportunité. La majorité d’entre eux furent intégrés dans les bataillons d’infanterie légère d’Afrique, ce qui leur permit de se forger un caractère dur et résilient. Le dépôt 5 des équipages de la flotte à Toulon était un recruteur majeur, et nombreux furent ceux qui signèrent un engagement pour la durée de la Seconde Guerre mondiale.

 

Quelle était la dure réalité de la vie quotidienne pour ces adolescents, dans ce que l’on peut qualifier d’enfer ?

Le régime de vie des pupilles

Le 31 juillet 1927, sur 218 pupilles, 216 étaient des mineurs placés, considérés comme non discernants lors de leur admission, deux autres provenant de l’Assistance publique, suite à la loi du 27 juin 1904 sur les enfants insoumis. La forte proportion de mineurs acquittés s’explique en partie par la loi de 1912, peu favorable à la condamnation des jeunes. Ces enfants étaient perçus comme incapables de discernement. 

Parmi eux, 124 étaient des délinquants primaires, 94 provenaient des sociétés de patronage, placés par les tribunaux pour éviter leur passage en colonies pénitentiaires. La majorité d’entre eux furent admis pour vagabondage (environ 56, jusqu’en 1935, ce délit demeurant en vigueur), ou pour vol et tentative de vol (113 cas), ainsi que pour diverses infractions telles qu’abus de confiance ou recel. 

Géographiquement, un tiers venait de Paris ou de la Seine, les autres de diverses régions, avec seulement trois originaires de l’Hérault. La pratique voulait que l’on éloignât ces enfants de leur milieu familial pour limiter les risques d’évasion.

En regard de la fin de la Première Guerre mondiale, le nombre de colons avait considérablement diminué, passant de 325 en 1919 à une fourchette oscillant entre 180 et 200 à partir de 1922, témoignant d’un recul de l’option pénitentiaire pour les mineurs. 

Les conditions de détention et la discipline

       Pour lutter contre l’homosexualité qui sévissait dans ces milieux, les dortoirs furent transformés            en cellules grillagées, mesurant 1,50 m sur 2 mètres. Quatre dortoirs, pouvant accueillir entre 80 et 150 enfants, furent aménagés selon ce modèle. Un système mécanique permettait de verrouiller simultanément toutes les cellules pour renforcer la surveillance.


                            



Dès leur arrivée, les pupilles étaient répartis en groupes selon leur développement physique : petits, moyens, grands. Pendant un mois d’observation, ils effectuaient des tâches de service général (nettoyage, corvées) avant d’être affectés à un atelier spécifique. Leur uniforme quotidien comprenait une veste kaki, un pantalon, et un foulard. Le dimanche, un uniforme marin leur était attribué. 

Leurs repas, strictement réglementés depuis 1864, comprenaient un kilo de pain quotidien, une soupe au lever, une ration de légumes secs au déjeuner, une soupe le soir, et du pain en goûter. La semaine alternait entre trois jours riches en viande et quatre jours maigres. 

Les journées débutaient à 6 heures du matin, avec un petit déjeuner simple, puis une longue journée de travail de 8 à 13 heures (sans parler des périodes de travail supplémentaire). La discipline était sévère : il était interdit de parler, et la moindre infraction pouvait entraîner punitions, voire des brutalités. 

Les tentatives d’évasion étaient nombreuses, certaines couronnées de succès, d’autres non. Lorsqu’un enfant s’évadait, la population locale se livrait à une véritable chasse à l’enfant, payant une prime de 50 francs à quiconque le ramenait. La chasse devenait ainsi une véritable industrie locale. 

Les révoltes et la violence

En 1938, la tension explosa : les enfants mirent le feu aux bâtiments, et des gardiens furent tués. La révolte fut si violente qu’elle aboutit à la condamnation de 63 colons sur 300 à une dizaine d’années de prison. 

Les conditions de vie étaient extrêmement dures : réveil à 6 heures, petits déjeuners frugaux, longues heures de travail dans les champs, sans parler de la surveillance constante. La vie à Aniane était une épreuve, un véritable enfer pour ces jeunes, dont certains en sortirent marqués à jamais.


La messe


Comparution devant le conseil de discipline


Aniane et ses colonies : un sombre miroir de l’enfance délinquante

De vastes colonies similaires existaient à travers la France, comme celle de Belle-Île-en-Mer, fondée en 1880, qui devint tristement célèbre pour ses conditions atroces. Son orientation maritime visait à former des jeunes aux métiers de la mer, mais sa réputation de dureté et de brutalité n’était plus à faire. 

L’île, isolée, abritait quatre sections : matelotage, voilerie, garnitures et corderie. Une annexe, une usine de sardines, fut ajoutée en 1900. La mer, si proche, était invisible des murs, mais un navire, la « Ville du Palais », permettait aux jeunes d’apprendre les métiers maritimes dans des conditions simulant la réalité. 

 

Les répressions y étaient féroces : un « bal » — une piste ovale où les enfants étaient forcés de courir pieds nus pendant des heures — ou des marches avec un sac de 30 kilos de sable ou de galets. En 1934, un incident éclata : un enfant, puni pour avoir mangé un morceau de fromage, fut sauvagement battu, ce qui provoqua une émeute et une fugue massive. La chasse à l’enfant devint une véritable industrie, avec une prime de 20 francs pour chaque évadé repris. 

Le poète Jacques Prévert, témoin de ces scènes, en tira un poème célèbre, « La chasse à l’enfant », dénonçant la violence institutionnelle : 

*« (…) Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan ! 

Maintenant il s’est sauvé 

Et comme une bête traquée 

Il galope dans la nuit 

Et tous galopent après lui… »* 

Ce récit sombre témoigne de l’enfer vécu par ces jeunes, enfermés dans un système qui, longtemps, privilégia la répression à l’éducation et rappelons qu'il étaient âgés au maximum de 21 ans !


Maintenant que les terribles décors sont plantés, il faut placer dans ce tableau un cousin de Félix

Drouard qui n’a pas eu la chance de vivre une adolescence d’amour et de paix.

Il s’agit de  Roger Louis Marcel DROUART et commençons l’identifier.

Ce nom évoque une figure dont l’histoire reste largement obscure.

       Il faut remonter au XVIIe siècle pour comprendre l’origine de ses ancêtres. Deux branches des               Drouart, issues de la Somme, se côtoyaient alors : l’une à Berteaucourt-les-Dames, l’autre, 
       les Drouard à Hattencourt, distants de 70 kilomètres.  

       Au fil des générations, vers le XIXe siècle, certains membres de la branche Drouart 
       s’installèrent       dans la région d’Hattencourt, et leur nom évolua, passant de Drouart à Drouard.           La branche initiale, restée fidèle à l’orthographe d’origine, continua de porter le nom Drouart, ce            qui explique que, dans les années 1920, des cousins issus de la même souche puissent porter des              noms      légèrement différents, comme Roger Drouart (né en 1922) ou Félix Drouard (né en 1927).


Nous allons nous pencher sur une brève mais significative facette de la vie de Roger, un cousin éloigné mais contemporain de Félix. Dès à présent, je tiens à souligner l’importance capitale des précieuses informations transmises par Lydie Castrec, apparentée à la mère de Roger Drouart, dont les recherches minutieuses ont été analysées avec rigueur et précision.

Selon ce que nous savons, la vie de Roger peut se résumer ainsi : 


Selon nos informations, la vie de Roger peut être résumée de manière détaillée et fluide comme suit 

     Il est né le 10 septembre 1922 à Bettencourt-Saint-Ouen, situé dans la Somme. Fils de Louis Aurèle       et de Juliette Gabrielle Elise Blondel, il est également cousin de notre père, bien que d’une branche         plus éloignée, car il a conservé le « t » final d’origine dans son nom de famille.  


     Ses parents ont divorcé en septembre 1929, alors qu’il n’avait que sept ans. Deux ans plus tard, en           1931, son père a été condamné par le Tribunal de Rouen à un mois de prison pour abandon de                 famille.  À partir de ce moment, il semble avoir été confié à la garde de sa mère, qui s’est remariée         par  la suite. Lors du recensement de 1936, il apparaît avec sa nouvelle famille maternelle dans le          village de Bihorel, au 2 rue Bourguignon, en Seine-Maritime. À cette époque, il a 14 ans.  

Roger Drouart au premier plan


     Le 10 janvier 1939, à 16 ans, il est condamné par le tribunal de Rouen pour vol, et placé en colonie         pénitentiaire jusqu’à sa majorité, dans une maison de correction. La nature exacte de ce vol demeure       inconnue.  


La fiche d'écrou de Roger Drouart


     Initialement, il est placé à l’établissement de correction de Belle-Ile, réputé pour sa sévérité, où il est       employé comme apprenti pêcheur. Par la suite, il est transféré à l’établissement d’Aniane, dans                 l’Hérault, un univers carcéral déjà décrit, marqué par une discipline stricte. Dès juillet 1939, il est         hospitalisé en urgence à Montpellier, sans que l’on sache précisément la raison. En janvier 1940, il          bénéficie d’une libération provisoire — peut-être pour convalescence — et réintègre Aniane en août        de la même année.  

    En septembre 1941, il est transféré à l’établissement correctionnel de Saint-Maurice, situé à Lamothe-   Beuvron, dans le Loir-et-Cher. Lorsqu’il atteint la majorité, il est libéré le 12 septembre 1943. À cette      période, il maintient des correspondances avec sa mère, tandis que l’adresse de son père reste                  inconnue.  

     Environ sept mois plus tard, il est arrêté dans l’hôtel Saint Quentin, situé dans le 18e arrondissement      de Paris, où il résidait alors, puis interné à la prison du Cherche-Midi. En juin 1944, il est déporté en     Allemagne, mais parvient à s’évader du convoi et à rejoindre la Suède, pays neutre, à l’âge de 22 ans.  

   En janvier 1946, une petite annonce paraît dans un journal communiste, signée par sa mère, qui le           recherche car elle n’a plus de nouvelles de lui depuis sa sortie du pénitencier en septembre 1943.  

  Il revient en France en janvier 1948. Le 1er janvier 1949, une note du Bureau des fichiers et recherches attire l’attention des renseignements généraux à son sujet.  

   Au début du mois de mai 1949, il est localisé à l’Hôtel Fortuny, situé au 35 rue de l’Arcade, 

   dans le 8e      arrondissement de Paris.  

    La mère de Roger décède en août 1954 à Rouen, suivie par son père en février 1959, dans la même        ville.  






        En 1971, il réside à Dreux, dans l’Eure-et-Loir, au  Route de Paris, où il occupe la fonction de                  surveillant dans l’entreprise La Radio.  


        Enfin, en janvier 1987, il est retrouvé mort chez lui, au 247 route de Crimée, dans le 19e                       arrondissement de Paris. Son décès est estimé à environ un mois avant la découverte, et la                         déclaration      officielle est effectuée par un inspecteur de police.


        Ce parcours mouvementé, cette vie en pointillé, soulèvent de nombreuses questions

- Quelles circonstances ont motivé sa libération provisoire en 1940, et pourquoi fut-il contraint de réintégrer sa colonie ? 

- Qu’est-il advenu lors de son transfert à Lamothe-Beuvron ? 

- Pourquoi n’est-il pas retourné auprès de sa mère après 1943 ? 

- Quelles sont les véritables raisons de ses arrestations successives ? 

- A-t-il réellement été membre du Parti Communiste ou a-t-il été utilisé à d’autres fins ? 

- Quelles furent ses véritables activités durant la guerre, en Indochine ou ailleurs ? 

- Et surtout, quels secrets recèle cette existence à la fois si riche et si obscure ?

 Peut-être un jour, la vérité éclatera-t-elle, et nous permettront de mieux connaître cet homme énigmatique, cousin éloigné mais dont la vie semble toute entière empreinte de mystère et de silence.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

VOYAGE CHEZ LES ANCÊTRES DE DANIEL, SERGE ET MONIQUE - POURQUOI CE BLOG ?